De la place du citoyen/habitant dans l’élaboration d’une politique culturelle

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De la place du citoyen/habitant dans l’élaboration d’une politique culturelle par M. Gérard Caballero

La France est dans le monde un des pays le mieux doté en institutions, dispositifs, lieux de diffusion, événements culturels… La création en particulier dans le spectacle vivant y est foisonnante et novatrice que soit en théâtre, danse, marionnette, arts du cirque…

C’est un constat réjouissant pour les habitants de la classe moyenne, habitués des lieux culturels , mais force est de constater (comme sur d’autre aspect de notre société) qu’un écart se creuse entre ceux qui bénéficient de ces dispositifs et ceux qui s’en excluent ou en sont exclus.

Il ne suffit plus de faire de la distribution culturelle et l’action culturelle telle qu’elle est pratiquée par les institutions (ex; représentations pour scolaires, dans les quartiers, action culturelles avec un groupe etc) pour réduire ce fossé.

Il convient de mettre en place une véritable politique d’éducation à l’artistique en premier lieu à l’école et de repérer dans les villes, les quartiers, les villages, des habitants qui seraient des porteurs de projets. Des ressources et des pratiques artistiques existent partout mais elles sont conditionnées par les schémas de consommation audio visuelle ou le poids des traditions (ex: le théâtre amateurs, les sociétés de musique dans les villages….).

Il s’agit souvent d’association conduite par un Président souvent passionné mais chez qui parfois la dimension « affective « prend le pas sur le politique . Il convient d’agir pour faire évoluer ces pratiques pour éviter comme c’est malheureusement souvent le cas l’appropriation de la culture par des institutions et des personnalités qui peuvent oublier les sens de l’intérêt général.

Il convient de réinterroger les pratiques de ces acteurs qui ont sur bien des domaines des résultats positifs mais qui ne permettent pas cette mobilisation citoyenne nécessaire qui ne peut s’exercer que dans une vision globale du rôle de la culture et son rapport à l’artistique.

C’est complexe et m’a courte et modeste contribution ne vise qu’à ouvrir le débat qui est d’envisager comment nous pouvons devenir acteur de la vie culturelle et artistique d’un territoire.

3 commentaires

  1. NCK dit :

    On voit bien que la culture française s’est fait par l’art, la littérature et quelque réflexion dans le domaine théâtrale. C’est pour cela qu’en France, on a connu presque toute les grandes auteurs, et réalisateurs de ces œuvres artistiques sur toutes ces couleurs. On a vu presque tous les mises en scènes directe en France. MErci pour cet article.

  2. Bernard Petit dit :

    En accord sur bien des points avec ce message. Mais au fait, ne s’agirait-il pas de revenir à l’Education Populaire dont nos élus ne parlent plus

    • caballero dit :

      Tout à fait et je n’ai pas employé ce terme à dessein car malheureusement il parle à peu de gens. L’éducation populaire n’est pas enseignée, ni à l’école, ni dans les formations universitaires des métiers de la culture. Il est vrai aussi que les fédérations et associations qui se revendiquent de l’éducation populaire se sont fourvoyées dans le consumérisme d’activité et de ce fait ont disqualifié ce terme .
      Il est grand temps de passer du principe de faire pour( ex: les défavorisés, les empêchés, les éloignés etc… termes employés par les praticiens de la culture) et de renouer avec un des principes fondamentaux de l’éducation populaire qui est le faire avec.
      Si les politiques publiques et les pratiques des institutions ne sont pas réorientées selon ce principe je crains que le fossé que je décris continue de se creuser.

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