Contribution du réseau Fraca-Ma aux Etats Généraux de la culture en Région Centre-Val de Loire

Publié dans : Coopérations, réseaux et structuration

Contribution du réseau Fraca-Ma aux Etats Généraux de la culture en Région Centre-Val de Loire par FRACA-MA (Fédération Régionale des Acteurs Culturels Assocaitifs - Musiques Actuelles

I. Introduction

La contribution ci-dessous est une contribution générale et transversale de la Fraca-Ma, réseau de coopération des musiques actuelles en Région Centre (d’où son positionnement dans la catégorie « Coopération, réseaux et structuration ». Néanmoins, lorsque cela s’avérera pertinent, certaines parties de cette contribution complète seront ventilées dans les autres catégories correspondantes.

Notre proposition de cadre de réflexion s’articule autour de 2 axes complémentaires :

Des thèmes transversaux, dont se sont saisis le secteur des musiques actuelles et la Fraca-Ma en particulier mais qui concernent la culture voire la société en général.

Le triptyque : [œuvre // projet artistique] – [public, habitant // territoire], [secteur culturel // structuration professionnelle].

En complément de ces deux axes, nous proposons de réinterroger les différents dispositifs de soutien de la Région Centre – Val de Loire.

II. Les thématiques transversales

La Fraca-Ma a souhaité porter sa réflexion spécifique aux musiques actuelles en l’articulant avec trois thématiques contextuelles transversales ayant une influence évidente sur l’évolution et les usages du secteur. La Région Centre – Val de Loire peut jouer un rôle évident dans la prise en compte de ces problématiques qui vont au-delà du secteur.

1. La transition numérique

La transition numérique a un impact fort sur la structuration des organisations et du secteur, sur la création et les modes de production, sur les stratégies de développement des projets artistiques (modes de diffusion, de promotion…), sur la pratique culturelle. Elle les transforme en profondeur et durablement.

2. Développement Durable

Les acteurs de la Fraca-Ma revendiquent la nécessité du Développement Durable comme cadre d’évolution du secteur. Nul ne peut ignorer les enjeux écologiques et sociétaux généraux dans lesquels s’inscrivent nos pratiques.

3. Coopérations interrégionales et internationales & structuration nationale du secteur

La Fraca-Ma souhaite développer la recherche et les transferts de compétences / savoir-faire à des niveaux interrégionaux et internationaux afin que le travail d’expérimentation, d’innovation, d’incubation… effectué sur un territoire profite à d’autres territoires et à la structuration nationale du secteur.

Elle souhaite de même favoriser la coopération avec d’autres territoires, au national, comme à l’international, pour ouvrir de nouveaux réseaux de diffusion pour les artistes de la région.

III. Le développement d’un projet musical

Objectif : se questionner, proposer sur comment améliorer le parcours de l’œuvre. Comment faciliter sa création, sa production, sa diffusion, sa circulation, sa promotion…

Dans le triptyque œuvre / public / secteur professionnel, l’œuvre est centrale. Produite par l’artiste, elle se destine à rencontrer un public (habitants, citoyens) et s’appuie sur un secteur professionnel pour la valoriser, organiser sa création, sa diffusion et l’économie qui l’entoure. La Fraca-Ma revendique l’idée de garder l’artistique comme objet premier, qui doit rester au cœur de la réflexion. Elle souhaite également rappeler que les œuvres et le secteur des musiques actuelles font de droit et pleinement partie intégrante du secteur culturel et artistique et quoi qu’entretenant des liens étroits, ils ne relèvent pas directement de l’animation de territoire.

Le temps de la création doit être pris en compte dans le quotidien de l’artiste. D’autant qu’il s’inscrit aujourd’hui dans une évolution forte du profil des musiciens, de plus en plus contraint à la pluriactivité : développement de son projet, prospection, activités péri-artistiques (enseignement, médiation…), sans oublier sa propre formation ou encore parfois un emploi alimentaire. Ce « temps de la création » doit être pris en compte dans les actions et dispositifs de soutien aux artistes musiciens. Un accompagnement individuel et personnalisé de la carrière artistique pourrait même être envisagé.

Les créations interdisciplinaires se multiplient : il faut prendre en compte cette évolution et créer des cadres adaptés.

La résidence : il faut redéfinir les objectifs et les moyens des résidences, mieux encadrer l’utilisation du terme pour la différencier de la simple mise à disposition de salle équipée ou non, tout en réaffirmant les natures diverses des lieux qu’il est possible d’investir (dédiés au spectacle ou non) en fonction des besoins et objectifs identifiés. Il faut globalement repenser la mise en cohérence des besoins et volontés des artiste et des accueillants et communiquer plus efficacement auprès des artistes au sujet des soutiens déployés par la puissance publique. Une des avancées possibles : conditionner les dispositifs de financements des résidences de création–production au respect d’une « charte ».

La diffusion : en lien avec les logiques pluridisciplinaires, décloisonner les différents types de lieux de diffusion, labellisés ou non et favoriser la diffusion dans des lieux non conventionnels ou encore les co-productions entre lieux musicaux et lieux pluridisciplinaires…

En termes de diffusion immatérielle, il convient également de rappeler le rôle important joué par les médias locaux, notamment radios associatives, dans le processus d’émergence des projets musicaux, notamment locaux (ils constituent souvent par ailleurs un premier moyen d’accès aux rémunérations de droits d’auteur).

Tremplins et dispositifs régionaux favorisent principalement une diffusion régionale mais n’ouvrent que peu, voire pas sur un développement national. Cela limite les contacts possibles avec des structures de développement (booking, management…). Du côté des publics, cette régionalisation des dispositifs entraîne une « offre » artistique qui a tendance à se concentrer sur les mêmes groupes. Financer des partenariats interrégionaux entre les dispositifs d’accompagnement permettrait des échanges artistiques plus intéressants à la fois pour le développement de carrière des groupes, mais aussi pour le rayonnement culturel de la Région Centre – Val de Loire (voire avec des financements européens pour une diffusion transnationale ?). Pour aller plus loin, la mise en place d’un dispositif de soutien à la diffusion des artistes hors Région pourrait être mis en place, qui permette notamment aux artistes accompagnés d’être présents sur des événements ou des festivals majeurs en termes d’émergence artistique. Les Smacs du territoire peuvent jouer le rôle de structures relais auprès des programmateurs d’autres lieux, d’autres festivals en lien avec les producteurs de la région.

Plus globalement, il faut favoriser les dispositifs appréhendant l’ensemble de la chaîne, de la création à la diffusion, associant des partenaires multiples (lieux, structures de production…).

Assez peu de structures de développement artistique existent en région (booking, management, label, accompagnement administratif et social…) et les quelques structures existantes semblent fragiles économiquement. Les fonctions de soutien à la production artistique (administration, promotion, relations institutionnelles, production phonographique, action artistique…) jouent pourtant un rôle fondamental dans l’émergence des projets musicaux. Les grands dispositifs d’aide à la diffusion (sacem, spedidam, etc.) sont souvent limités. Une solution consisterait à compléter les dispositifs d’aide à la diffusion existants en soutenant le fonctionnement même des développeurs en région.

En résumé :

  • L’artistique, l’œuvre, doivent rester au cœur de la réflexion,
  • Prise en compte du « temps de création de l’artiste » au sein de sa pluriactivité dans les dispositifs de soutien,
  • Prendre en compte la multiplication des créations pluridisciplinaires,
  • Redéfinir les objectifs et moyens des résidences, proposer une « charte » de l’accueil en résidence,
  • Décloisonner les lieux de diffusion, favoriser la diffusion dans des lieux non conventionnels,
  • Valoriser le rôle joué par les médias locaux, notamment radios associatives, dans le processus d’émergence des projets musicaux,
  • Favoriser les partenariats interrégionaux entre dispositifs d’accompagnement, initier un dispositif de soutien à la diffusion hors région, notamment sur les événements et festivals spécialisés dans l’émergence artistique,
  • Favoriser les dispositifs appréhendant l’ensemble de la chaîne, de la création à la diffusion, associant des partenaires multiples (lieux, structures de production…),
  • Soutenir financièrement les structures de développement artistique (booking, management, accompagnement administratif et social…) y compris dans leur fonctionnement.

IV. Les habitants : aménagement culturel du territoire, accessibilité et transmission des musiques actuelles

Objectif : se questionner sur la place de l’habitant, du citoyen, du public, ses nouvelles pratiques, l’aménagement culturel du territoire…

Au-delà des émotions qu’elle procure, l’œuvre joue un indéniable rôle sociétal : lien social, bien-être, construction de soi… C’est pourquoi, aux côtés de l’œuvre, les habitant sont au cœur du triptyque : ils sont le futur public, le futur créateur… Le public est le reflet du vivre ensemble, et son absence en tant que « spectateur » serait fatale à la culture. Et la notion d’habitant est bien entendu indissociable de celle de territoire. La défense de la diversité culturelle passera par une capacité à intégrer les problématiques de maillage et d’aménagement du territoire à nos réflexions.

Quelques pistes pour répondre à ces problématiques :

  • Renforcer les liens entre structures professionnelles et écoles de musique (nécessite de l’interconnaissance et des remises en question au sein des deux parties comme du côté des financeurs).
  • S’appuyer sur des expériences réussies les essaimer (en les ajustant si besoin).
    Exemples : les Sonik Sessions à Orléans (qui mêlent lycéens musiciens et équipement de répétition, pour dépasser la simple notion de jeu collectif et découvrir celle de groupe, de projet commun) ; le camion d’alimentation culturelle dans la Nièvre, camion qui sillonne les places de villages et s’installe pour proposer un spectacle…
  • Pédagogie auprès des élus locaux et des services culturels ou connexes des moyennes, petites et très petites communes pour les sensibiliser au secteur des musiques actuelles.
  • Créer, aider les lieux de convivialité programmant des spectacles (concerts notamment) tout en proposant des activités plus diversifiées (exemple des guinguettes).
  • Créer des lieux dédiés aux musiques actuelles et aux cultures émergentes ayant pignon sur rue et disposant de vrais moyens pour proposer des actions innovantes et mobilisatrices.

V. Vers une nouvelle structuration du secteur culturel

Objectif : se questionner sur l’évolution socio-économique de notre secteur, les nouveaux modèles et nouvelles pratiques, nos modèles économiques, notre capacité à créer / pérenniser de l’emploi…

1. Réflexions autour de la notion « entrepreneuriat culturel »

L’intitulé n’induit-il pas une plus forte part d’autofinancement, d’initiatives privées et une légitimation de la baisse de la dotation publique ?

Pour l’éviter, à nous de nous réapproprier les notions d’économie et d’entrepreneuriat qui ne sont pas nécessairement contradictoire avec les valeurs portées par le réseau. Tout est question de curseur.
Tout projet induit responsabilités en termes de gestion économique (nécessité d’une économie viable, de ressources propres…). Mais Scop, coopératives, associations… sont autant de modèles, parfois innovants, en adéquation avec les valeurs affirmées. Développement économique, emploi, formation, développement durable, droits culturels, une appréhension plus large de la culture et des musiques actuelles comme partie d’un tout, d’un écosystème large et diversifié, permet par ailleurs d’envisager une diversification de la provenance des financements (logique prônée par la Fraca-Ma depuis plusieurs années déjà…).

2. Valoriser le poids économique et sociétal du réseau

Proposition de faire un bilan chiffré en cumulant les bilans de chaque structure du réseau : combien de personnes touche-t-on ? Quels impacts sur l’emploi ? Quel poids économique ? Quelles retombées financières extérieures et externalités positives ? Comment évaluer prendre en compte l’effet positif du secteur des musiques actuelles d’un point de vue sociétal (impact sur l’économie locale, équité dans l’accès à la culture, valeurs portées… En s’appuyant sur les notions cadres du développement durable et de la Responsabilité Sociale des Organisation) ?

La production de ce type d’études d’impact peut être une demande à faire à la Région en s’appuyant sur la plateforme Métiers Culture.

Pour aller plus loin et mesurer puis valoriser l’utilité sociale des activités du réseau sur le territoire, deux pistes peuvent être explorer / renforcées, en mobilisant des moyens financiers de la collectivité :

  • De la formation (développer les cycles de formation à la RSO et au Développement Durable),
  • Mener une étude/action sur un panel représentatif de structures pour initier une démarche collective.

3. Réaffirmer le soutien à la diversité

La Fraca-Ma espère que ces États Généraux constitueront pour la Région Centre-Val de Loire une occasion d’interroger et de réévaluer sa politique culturelle, notamment en termes de répartition des moyens financiers, dans un souci d’égalité de traitement et de considération de toutes les disciplines et initiatives, pour plus d’égalité entre les différents acteurs de la culture.

Le réseau souhaite également mettre l’accent sur l’importance de favoriser la diversité des acteurs et initiatives, quels que soient leur taille, leur poids économique et leur implantation géographique.

4. Accompagner le rapprochement entre secteurs connexes

Favoriser le rapprochement entre le secteur des musiques actuelles et les secteurs connexes (numériques, tourisme, loisirs, environnement, éducation, social) afin de créer des dynamique de coopération de mutualisation plus forte (emploi, compétences, matériels et lieux partagés, économie circulaire…). Pour fonctionner ces dynamiques nécessitent parfois d’atteindre un seuil critique d’activité qui n’est pas toujours atteignable en s’appuyant uniquement sur les acteurs culturels.

5. Engager une réflexion autour du mécénat

Concernant le mécénat dans le secteur des musiques actuelles : la région peut-elle faire le lien avec les entrepreneurs territoriaux ? En organisant des temps de rencontre (à l’instar de la DRAC qui organise ce type de rencontres…), une campagne de sensibilisation au secteur (impacts et retombées de nos actions sur un territoire), ou autres actions…

VI. Réflexions autour des dispositifs portés par la Région :

Objectif : réinterroger et être force de proposition concernant les dispositifs de soutien de la Région Centre – Val de Loire pouvant concerner directement ou indirectement notre secteur des musiques actuelles.

1. Conventionnements

Il serait intéressant de développer les conventionnements pluri-partites et pluri-annuels, y compris pour les structures hors labels d’état. C’est plus confortable et consolidant pour les structures d’avoir un financement garanti sur un temps long (sur 3 ans par exemple). A titre d’exemple, le CNV le développe de plus en plus concernant les aides aux festivals.

2. PACT

Ne pas faire partie d’un conventionnement PACT peut exclure certaines structures de l’accès à toute forme d’aide à la diffusion de la part de la Région. Par ailleurs quand un territoire, une collectivité porte un PACT, il estime parfois qu’il s’agit d’une fin en soi, la justification pleine et entière d’une politique culturelle qui se suffit à elle-même. Il peut ainsi parfois y avoir un problème de concentration et de non diversification des moyens à travers ce dispositif. De plus, il n’y a pas de prise en compte des budgets techniques dans la subvention PACT (alors que pour les porteurs de PACT, qui n’ont généralement pas de salle équipée, voire pas de régisseur, c’est un budget conséquent car nécessitant une prestation/compétence à mobiliser en externe).
Enfin, le calendrier de dépôt des demandes est très contraignant : les budgets sont figés dès septembre pour l’ensemble de l’année N+1, ce qui est peu adapté aux pratiques de programmation dans les musiques actuelles (en excluant par exemple toute programmation « coup de cœur » ou liée à une opportunité de tournée…)

En résumé :

  • Ne pas limiter l’aide à la diffusion aux seuls conventionnements PACT
  • Intégrer les budgets techniques aux dotations financières
  • Assouplir le calendrier des dépôts de demandes

3. Soutien aux manifestations

Un adhérent témoigne : toujours le même dossier, toujours la même somme obtenue, quel que soit le nombre ou la qualité des groupes programmés. Ne faut-il pas affiner les critères ?

4. Aide à la création spectacle et disque

Le réseau propose de réinterroger plusieurs points concernant ces aides.

Disque et spectacle :

  • Découpler le formulaire de demande concernant le « soutien à la création et à la production artistique – spectacles musicaux / commandes / enregistrements de disques » : créer un formulaire spécifique à l’enregistrement de disques, plus adapté aux réalités,
  • La temporalité, peu adaptée aux réalités des projets musiques actuelles (il faudrait par exemple plusieurs sessions par an, au moins deux), notamment pour ce qui est de l’exigence d’un nombre de préventes préétabli (ou courriers d’engagements), tout comme pour ce qui est des timings de sorties de disques,
  • Le fait de ne pas dissocier musiques savantes et musiques actuelles (populaires),
  • La considération des projets musiques actuelles dans le cadre de ces aides par les membres des jurys notamment (sentiment d’être considérés comme illégitimes). Ne faut-il pas repenser la composition des différents comités ?
  • Plus globalement, les énormes différences de dotation entre les musiques actuelles et d’autres secteurs du spectacle vivant.

Disque :

  • Pour être en adéquation avec les besoins du secteur, il faudrait élargir l’aide à la création phonographique à de l’aide à la création phonographique et vidéo,
  • Favoriser les clips tournés en Région Centre – Val de Loire (valorisation du territoire) et par des équipes locales,
  • Suppression du critère de distribution : plutôt aller vers une évaluation globale de la viabilité du projet (plan marketing, distribution indépendante, distribution numérique, existence live du projet, VPC en direct…),
  • Mettre à jour le formulaire, en supprimant notamment la référence à des temps de résidence et les références aux lieux et périodes de répétition,
  • Ne plus conditionner l’aide à la possession d’une licence d’entrepreneur du spectacle ou du moins envisager une certaine forme de souplesse,
  • Assouplir les critères liés à la diffusion du projet (une structure de type label n’a pas forcément une visibilité quant à la diffusion en live du projet – qui n’est d’ailleurs pas forcément une fin en soi).

Spectacle :

  • Le volet « action artistique/culturel » n’est pas suffisamment cadré et incite au saupoudrage,
  • Faut-il conditionner l’aide à la mise en place d’actions culturelles ?

Il est rappelé que les équipes des lieux sont là pour faire l’interface et rendre possible et efficace cette action culturelle portée par les artistes, en lien avec les structures de production.

5. ID en Campagne

Le dispositif nécessite de s’associer à plusieurs acteurs / associations : critère très contraignant et à assouplir.
Caractère innovant du projet : doit-on systématiquement « réinventer » ? Le caractère innovant ne réside-t-il pas dans la création de nouveaux partenariats ou l’action sur un territoire peu doté culturellement.

6. Cap’assos

Élargir le dispositif à d’autres structures de l’Économie Sociale et Solidaire (Scop, Scic, …) afin de ne pas figer la structuration des projets sur un modèle associatif.

7. Aux arts lycéens

Le secteur des musiques actuelles s’empare trop peu de ce dispositif, sans doute du fait, encore une fois, de la temporalité très contraignante. Mais également du fait parfois de la méconnaissance, voire du préjugé et de la frilosité des chefs d’établissements et équipes pédagogiques quant au secteur des musiques actuelles. Il faut donc favoriser une forme de pédagogie envers cette catégorie de professionnels de l’éducation.

8. Autres dispositifs :

  • Maintien du dispositif d’aide à l’émergence (qui était porté par Culture O Centre), tout en affinant le terme « d’émergence » : envisager le soutien via l’entrée « projet » et non l’entrée « artiste ou groupe » nominative, réalité qui concerne plus le théâtre et sa structuration en « compagnies » (quand par exemple un artiste expérimenté quitte un projet pour en monter un nouveau).
  • Favoriser l’émergence de pépinières et bureaux de production collectifs.
  • Poursuivre l’accompagnement du déploiement du dispositif Cafés-culture, notamment en termes de communication.
  • Ré-envisager l’existence d’aides au fonctionnement, notamment pour les structures de développement artistique.
  • Déployer des moyens pour permettre aux développeurs d’artistes d’être présents sur des temps forts professionnels au niveau national voire international (MAMa, BIS, Transmusicales, Fédélima…).
  • Enfin, la complexité des dossiers de demandes de subvention pénalise parfois les projets ou initiatives encore peu expérimentées et/ou ne disposant pas encore d’une structuration professionnelle suffisante. Cela peut être amélioré par la simplification des dossiers de demandes ou la mise en place de processus et dispositifs d’accompagnement à l’accès au soutien public.

VII. Conclusion

Nous espérons que cette contribution aura permis à la Fraca-Ma d’apporter une pierre de plus à la définition de la nouvelle politique culturelle régionale et c’est avec enthousiasme que nous restons à la disposition de la Région Centre-Val de Loire afin de poursuivre les réflexions engagées, notamment au sein de la future conférence permanente de la culture.

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