Réinterroger les dispositifs PACT, ID en Campagne et Aux arts lycéens

Publié dans : Culture et Territoires

Réinterroger les dispositifs PACT, ID en Campagne et Aux arts lycéens par FRACA-MA (Fédération Régionale des Acteurs Culturels Assocaitifs - Musiques Actuelles

Préambule :

Dans un souci de cohérence avec l’ensemble du propos, la contribution complète et transversale de la Fraca-Ma a été publiée dans la catégorie « Coopération, réseaux et structuration« . Néanmoins, dès que cela a été possible, des parties de cette contribution intégrale ont été ventilées dans les thématiques appropriées.

La Fraca-Ma propose de réinterroger certains dispositifs de la Région Centre-Val de Loire directement concernés par cette thématique

1. PACT

Ne pas faire partie d’un conventionnement PACT peut exclure certaines structures de l’accès à toute forme d’aide à la diffusion de la part de la Région. Par ailleurs quand un territoire, une collectivité porte un PACT, il estime parfois qu’il s’agit d’une fin en soi, la justification pleine et entière d’une politique culturelle qui se suffit à elle-même. Il peut ainsi parfois y avoir un problème de concentration et de non diversification des moyens à travers ce dispositif. De plus, il n’y a pas de prise en compte des budgets techniques dans la subvention PACT (alors que pour les porteurs de PACT, qui n’ont généralement pas de salle équipée, voire pas de régisseur, c’est un budget conséquent car nécessitant une prestation/compétence à mobiliser en externe).
Enfin, le calendrier de dépôt des demandes est très contraignant : les budgets sont figés dès septembre pour l’ensemble de l’année N+1, ce qui est peu adapté aux pratiques de programmation dans les musiques actuelles (en excluant par exemple toute programmation « coup de cœur » ou liée à une opportunité de tournée…)

En résumé :

  • Ne pas limiter l’aide à la diffusion aux seuls conventionnements PACT
  • Intégrer les budgets techniques aux dotations financières
  • Assouplir le calendrier des dépôts de demandes

2. ID en Campagne

Le dispositif nécessite de s’associer à plusieurs acteurs / associations : critère très contraignant et à assouplir.
Caractère innovant du projet : doit-on systématiquement « réinventer » ? Le caractère innovant ne réside-t-il pas dans la création de nouveaux partenariats ou l’action sur un territoire peu doté culturellement.

3. Aux arts lycéens

Le secteur des musiques actuelles s’empare trop peu de ce dispositif, sans doute du fait, encore une fois, de la temporalité très contraignante. Mais également du fait parfois de la méconnaissance, voire du préjugé et de la frilosité des chefs d’établissements et équipes pédagogiques quant au secteur des musiques actuelles. Il faut donc favoriser une forme de pédagogie envers cette catégorie de professionnels de l’éducation.

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