Favoriser l’offre de services en ligne libres, éthiques, décentralisés et solidaires sur le territoire régional

Publié dans : Numérique et Territoires connectésÉtats généraux du NumériqueContributions

Cette contribution porte sur le sujet : Services publics en ligne, e-administration, Espaces Publics Numériques

Favoriser l’offre de services en ligne libres, éthiques, décentralisés et solidaires sur le territoire régional par M. Benjamin Cadon Labomedia

Aujourd’hui, nos données personnelles sont collectées de façon massive par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) au sein de silos numériques opaques et centralisés, dépendants d’une juridiction américaine.

Il pourrait s’agir pour une collectivité comme le conseil régional, de favoriser l’élevage de C.H.A.T.O.N.S. : d’un Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires.

Ces hébergeurs alternatifs, structurés sous la forme d’associations, de coopératives ou de PME pourront ainsi proposer au public et aux professionnels des services de type :

  • édition collaborative de documents (des PADs)
  • stockage et partage de fichiers (type cloud)
  • calendriers et contacts partagés
  • outils de communication et d’échanges (visioconférence via le navigateur, messagerie instantanée)
  • micro réseaux sociaux
  • hébergement de sites web (type blog et wiki)
  • service de mail et de mailing list
  • et bien d’autres …

L’association nationale Framasoft a initié le mouvement à travers le projet « Degoogleisons Internet » et, face au succès rencontré, souhaite maintenant voir se développer des initiatives locales concourantes. Ils ont ainsi rédigé une charte http://chatons.org/page/charte-et-manifeste et sont prêts à accompagner ces initiatives.

On peut considérer ces initiatives comme des nouveaux espaces publics numériques en ligne, le Conseil Régional pourrait intervenir par une aide financière et/ou technique (connectivité !) pour initier ces projets et accompagner l’éventuelle professionnalisation de ceux-ci à travers des dispositifs type Cap Asso. Les modèles existants impliquent un abonnement / une contribution financière / un don pour les utilisateurs de certains services (type mail / mailing list / hébergement web par exemple) afin d’autofinancer tout ou partie des coûts.

M. Benjamin Cadon Labomedia

1 commentaire

  1. Maxime Bossard dit :

    Favorisons un numérique local, en proposant des services numériques locaux. Permettons aux acteurs locaux de se rassembler, de mailler, et de construire ensemble des alternatives libres.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *