Eléments de réflexion sur les territoires numériques

Territoires numériques et citoyenneté

Les territoires mal desservis par les réseaux de télécommunication, qu’il s’agisse de la téléphonie mobile ou d’internet, craignent de perdre en attractivité. En effet, que ce soit pour les entreprises ou pour les citoyens, ces liens sont devenus indispensables. Mais les coûts d’infrastructures peuvent être énormes, et entre les grandes entreprises, l’Etat et les Collectivités, la responsabilité et l’investissement des uns ou des autres sont partagés.

Ils ne sont en tout cas pas la même en ville ou à la campagne. Sur tous les territoires néanmoins, des citoyens ont du mal à s’adapter et ils apprécient les lieux dans lesquels ils peuvent accéder à des équipements et être aidés dans leurs démarches. De plus en plus, les administrations proposent leurs services « en ligne ».  A travers les Maison de Services au Public, ou les Espaces Publics Numériques, il est possible d’être accompagné. Les Collectivités Territoriales doivent aussi s’adapter à ces évolutions pour gagner en efficacité ou mieux servir les citoyens. On parle parfois « d’Open data » pour mettre les données issues des services publics à la disposition de tous, ou encore de « ville intelligente » pour favoriser la création de nouveaux services urbains. Mais l’objectif est bien que tous les territoires et tous les citoyens soient connectés.

Le Conseil régional a une politique d’accompagnement de tous les territoires, en travaillant pour que les services publics soient accessibles dans la proximité. Le numérique peut y avoir une place, en particulier à travers le déploiement de la fibre optique, le soutien aux Espaces Publics Numériques, des expérimentations diverses s’appuyant sur ces nouveaux outils pour faciliter les déplacements, accompagner les entreprises, intégrer les contributions citoyennes, prendre en compte les objets connectés.

Nous souhaitons recueillir vos avis sur 3 champs de questionnement en rapport avec les politiques régionales :

  • L’aménagement numérique du territoire, avec l’arrivée de la fibre optique, doit-elle être une priorité régionale, ou bien d’autres thèmes (lesquels), restent plus importants ? Faut-il viser une Région 100% en Très-Haut-Débit ou être moins ambitieux sachant que c’est l’accès aux territoires les plus isolés qui coûte le plus cher tandis que des solutions technologiques alternatives sont possibles avec la radio ou la 4G ?
  • Faut-il favoriser les nouveaux services en ligne vers le citoyen, ou privilégier le contact direct avec les services publics ? Faut-il aider les petites collectivités à s’équiper et s’adapter au numérique ? La relation administration-citoyens doivent-elles évoluer avec le numérique ? Faut-il accompagner les citoyens dans les usages numériques en proposant des formations ?
  • Faut-il favoriser la création de lieux de travail partagé bénéficiant du Très-Haut-Débit ? Les concepts de « Ville intelligente », d' »Open data », de fablabs, sont-ils uniquement des sujets à la mode ou des évolutions sur lesquelles notre territoire doit investir ?

Mais vous pouvez aussi vous exprimer sur les thèmes suivants :

Aménagement numérique des territoires, Montée en débit, fibre optique, Maisons de Services au Public, Espaces Publics Numériques, travail à distance, bureaux partagés, espaces de coworking, fablabs, productivité des acteurs publics, facturation électronique, marchés, transmissions des actes, gestion des prestations publiques, services aux citoyens, billetique, open-data, ville intelligente, démocratie participative, collaborative et contributive…

Les politiques actuelles de la Région Centre-Val de Loire :

  • Financement de 30% du coût des réseaux internet (172 M€ sur 10 ans environ) en lien avec l’Etat et les autres Collectivités territoriales
  • Co-financement et animation du réseau régional des Espaces Publics Numériques Web O Centre
  • Soutien à la plate-forme régionale de e-administration mise en place par le GIP RECIA (parapheur des élus, télétransmission des actes administratifs et financiers vers les Préfectures, plate-forme dématérialisée de marchés publics…)